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 La pierre égarée.

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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Mer 9 Jan - 15:35

Le repas se déroula en silence, jusqu'à ce qu'Edward décide de questionner Célénie assez sérieusement. Il était moins enclin à mener sa petite enquête, mais d'avoir découvert ce roman sur l'alchimie dans sa bibliothèque avait réveillé sa curiosité.

- D'où venez-vous ?
- Mmmh... De l'étranger à vrai dire, et lorsque je suis arrivée dans ce pays, j'ai vécu dans un autre quartier de la ville avant de m'installer ici. Et vous ?
- De l'étranger aussi, si l'on peut dire, répondit calmement Alphonse, devançant son frère.

Edward n'avait pas songé qu'il pouvait se faire prendre à son propre piège, il devait donc affiner ses questions, et les poser intelligemment, sans que Célénie ne puisse lui demander quelque chose de contraignant en retour.

- Vous avez 27 ans, du moins, c'est ce que m'a dit Alphonse.
- C'est exact.
- Il m'a aussi dit que vous aviez eu un médecin pour mentor, et qu'il vous avait légué cette maison.
- Oui.
- On le connaît peut-être ?
- Oh, j'en doute, il venait de l'étranger aussi... Enfin, il avait habité ici pendant des années, avant de repartir puis de revenir... C'est compliqué... Ca m'a fait un choc lorsqu'il est décédé, il y a quelques années.

Edward regarda quelques instant Célénie. Elle avait sérieusement éludé sa question, lui qui tentait d'avoir un nom, maintenant, c'était peine perdue. Alphonse vint à son secour lorsqu'il se rendit compte qu'Edward se trouvait dans une impasse, il continua le questionnaire sur un ton beaucoup plus banal.

- Sinon, vous vous plaisez, ici ? demanda-t-il en souriant.
- Oui ! Beaucoup. Ma clientelle est intéressante, je ne manque certainement pas de travail. Et je suis contente de vous avoir comme voisins.
- Oh, c'est gentil...

Edward regardait Célénie d'un air inquiet, sans vraiment savoir pourquoi. Elle était pourtant sincère. Il jeta un oeil au livre posé à quelques mètres de lui. Ne serait-ce finalement qu'une simple coïncidence ? Ce roman pourrait tout à fait n'être qu'un simple roman, après tout. Edward se détendit un peu, et apprécia le reste de la discussion.

Au dessert, Célénie leur demanda quelque chose d'inattendu.

- Ca vous ennuierait si on se tutoyait ? Après tout... Nous n'avons que quelques années d'écart...

Alphonse accueillit cette demande avec enthousiasme. Edward sourit en voyant son frère frapper dans ses mains, comme un enfant.

- Très bien, c'est décidé alors ? A partir d'aujourd'hui, plus de "vous" qui tienne.
- Si... tu veux, répondit timidement Edward.

Tutoyer Célénie, même si elle n'avait que quelques années de plus que lui, n'était pas si simple. Il sentait en elle comme une maturité qu'il n'atteindrait jamais. Le voyant rêvasser, Célénie lui sourit, ce qu'Edward prenait comme un moyen pour le désarmer, il lui rendit timidement son sourire.

Lorsqu'il fut l'heure de partir, Alphonse et Edward remercièrent Célénie pour le repas.

- C'était excellent, lui affirma le cadet.
- Je suis d'accord, ajouta Edward. Même Alphonse ne cuisine pas aussi bien, dit-il pour taquiner son frère.

Ses griefs et ses doutes envers Célénie s'étaient peu à peu ameunuisés. Ils n'avaient pas totalement disparu, mais Edward semblait moins intéressé par la véracité de son histoire à présent. La jeune femme se trouvait être de très agréable de compagnie et avait un attrait tout particulier. Son jeune frère et lui rentrèrent donc chez eux, le ventre plein.

* *

Il était 3h du matin, Edward ne dormait pas. A la lueur d'une chandelle, il était plongé das la lecture du roman que lui avait prêté Célénie depuis plusieurs heures déjà. Le jeune homme avait la faculté incroyable de se concentrer pendant des heures. Lorsqu'il commençait un livre, il était difficile pour lui de stopper sa lecture. Il fallait ajouter à ça le fait que le roman était passionnant.

Edward ne sortit de sa lecture qu'à 5h du matin. Il venait de terminer l'ouvrage de plus de 500 pages. La couverture reliée de cuir était superbe, rouge sang, le titre avait été recouvert d'argent. Le livre semblait valoir une belle somme, il s'était étonné de la facilité avec laquelle il avait réussi à emprunter l'ouvrage à sa jeune voisine.

Lorsqu'il tenta de réfléchir à sa lecture, il se rendit compte qu'il n'avait plus la tête à se poser des questions. Il se tourna vers la chandelle que la flamme avait fait diminuer de volume. Il ne restait que deux ou trois centimètres à brûler, la cire avait coulé sur le bougeoir et la table de chevet en une traînée de gouttes blanches, telles des larmes figées. Il souffla brièvement sur la flamme qui s'éteignit aussitôt. Il n'eut qu'à poser sa tête sur son oreiller pour s'endormir, exténué et courbaturé par sa position de lecture gardée trop longtemps.
_______________


Cok.
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Edward017
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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Mer 9 Jan - 16:16

rhooooooooo comment tu fais pour toujours avoir envie au lecteur d'avoir la suite immediatement ! >___<
et puis ton histoire du repas avec celenie...
*ventre qui gargouille*
... ca donne faim ^^''

mais comment fais edo pour se concentrer et lire comme ca jusqu'a 5 heures du mat...
*en fait, elle se serait plutot endormie vers 1 ou 2 heures...*

en tout cas, vivement la suite !

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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Mer 9 Jan - 16:42

Bon bah euh... J'la mets.. (les traînards, ca va aller vite, alors ne vous perdez pas !)
_______________

Une main se posa doucement sur son épaule et le secoua gentiment. Edward ouvrit les yeux, s'attendant à voir le visage de son jeune frère. Il avait les yeux embués, la bouche pâteuse et se sentait encore fatigué. Il ne distingua que de longs cheveux bruns qui pendaient, fluides, autour d'un visage féminin. Le flou se dissipa et il discerna le visage de Célénie, penchée sur lui, l'air sérieux et inquiet.

- Bonjour, lui dit-elle doucement. Comment tu te sens ?
- Quelle heure est-il ? parvint-il à articuler, difficilement.
- Il est 16h. Alphonse m'a appelée il y a dix minutes, il pensait que tu avais de la température. Et c'est un euphémisme, tu as 39,8° de fièvre. Tu approches dangeureusement des 40°. Tu as dû attraper la grippe. Comment tu te sens ?
- Je sais pas...

Edward tenta de se retourner pour se rendormir, mais la main de Célénie se fit plus ferme sur son épaule.

- Tu ne peux pas rester dans ce lit, Edward. Tu vas mourir de chaud.

Tout ce que le garçon fut capable d'émettre fut un grognement.

- Alphonse, dit-elle en se tournant vers le jeune garçon qui observait son frère. Il faut que tu fasses couler de l'eau froide dans la baignoire.
- Froide ?
- Oui, absolument, il faut faire descendre la température de ton frère, sinon ça risque de devenir grave.

Alphonse s'exécuta à contre-coeur, il ne savait pas vraiment quel sort Célénie allait réserver à son pauvre frère, mais il se rassura en se disant qu'elle connaissait son travail mieux que lui.

Lorsqu'elle fut seule avec Edward, elle lui releva le buste.

- Ne t'endors pas Edward, c'est important que tu restes eveillé.
- Célénie... murmura-t-il sur un ton gémissant.

Sa tête dodelinait, et ses yeux se fermaient tous seuls, bien que le garçon eut compris qu'il ne devait pas se rendormir, il ne parvenait pas à lutter contre le sommeil qui l'attirait dangereusement. Célénie le soutenait toujours, elle lui parlait doucement, ce qui empêchait Edward de perdre sa concentration et de s'évanouir.

Alphonse revint quelques minutes plus tard, lorsque la baignoire fut suffisamment pleine. Célénie l'aida alors à soulever délicatement Edward et à le porter jusqu'à la salle de bain.

Le jeune homme ne se souvint que du visage de son frère, et des mains de Célénie qui frôlaient sa peau alors qu'elle le déshabillait. Il se retrouva à moitié nu, en sous-vêtements, lorsqu'il eut une désagréable sensation d'impudeur. Jamais il n'avait ressenti cela face à Winry, qui l'avait pourtant déjà vu plusieurs fois dans cette tenue, et il fut, pour la première fois depuis qu'il les portait, gêné d'exposer à la vue de quelqu'un ses auto-mails. Célénie n'y prêta pourtant pas grande attention, si ce n'est lorsqu'elle demanda à Alphonse s'ils pouvaient rouiller.

Quelques secondes après avoir entendu la réponse négative de son frère, Edward sentit l'eau gelée entrer en contact avec sa peau, puis une sorte de décharge électrique. Ce fut la dernière chose dont le garçon se souvint.
_______________
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Edward017
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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Mer 9 Jan - 18:00

kyaaaaaaaaa
je me doutais que ed allait prochainement etre malade ^^
la suit-euuuuuuuuuuuuh >____<

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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Mer 9 Jan - 18:09

Pauvre Ed' affraid Il n'a pas de chance -_-

Que va t'il ce passer ? J'en peux plus de ce suspens ^_^

Vivement la suite
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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Mer 9 Jan - 21:58

Vous lisez vite.. Ouah...

Bon, longue partie, accrochez-vous... (Celle pour laquelle j'ai eu le plus de plaisir, allez savoir pourquoi...)
_______________


Ses yeux s'ouvrirent difficilement, quelqu'un semblait s'amuser à frapper sur son crâne en rythme, pourtant ce n'était qu'un simple mal de tête. Il savait à présent ce que l'on ressentait lors d'une gueule de bois, même si ce n'était pas exactement ça. Peut-être était-ce pire encore, se dit-il.

Des formes s'agitaient autour de lui, puis un bruit familier le sortit de sa torpeur. Des cliquetis et des bruits métaliques assez légers parvenaient jusqu'à ses oreilles. Où était-il ? Il avait chaud, une chaleur agréable. Il cligna des yeux, il vit une silhouette aux cheveux blonds au pied de son lit.

- Winry ? murmura-t-il.
- Oh, tu es réveillé, dit une voix féminine.

Edward mit quelques minutes à réaliser où il était mais ne réussit pas à se souvenir de ce qui s'était passé. Mais qu'est-ce que Winry pouvait bien faire ici ?

- Reste calme, grand frère, l'implora la voix familière et rassurante d'Alphonse.
- Qu'est-ce qui m'arrive ? articula-t-il difficilement.
- On s'occupe de toi, ne t'inquiète pas lui répondit son petit frère.

Edward se sentait à nouveau repartir. Il se rendormit.

Les bruits de cliquetis le réveillèrent à nouveau. Cette fois, il se situa tout de suite, il se souvint de ce qui était arrivé et tenta de se relever.

- Reste couché, lui demanda doucement Célénie.
- Qui est là ?
- C'est un mécanicien, ne t'inquiète pas. C'est l'un de mes patients, il m'a affirmé qu'il pouvait s'occuper de tes prothèses.

Une voix masculine s'éleva soudain, assez grave.

- Je n'ai jamais vu un travail pareil, dit-il admiratif. Qui t'a fait ça, gamin ?
- Mon père...
- Qui ?
- Ne l'embêtez pas, s'il vous plaît, demanda poliment Célénie, comme pour venir en aide au jeune homme.
- Ok, ok, n'empêche, j'ai jamais vu ça... Regardez, dit-il à Célénie.

Edward la vit se pencher poliment vers sa jambe pour observer ce que lui désignait l'homme blond.

- Vous voyez tous ces câbles ? Ils sont tous raccordés aux nerfs. J'ai jamais vu ça j'vous dit. C'est pas d'ici, c'est sûr ! 'Tain ! J'aimerais savoir faire ça !
- Vous voulez dire qu'Edward commande nerveusement ses prothèses ?
- Ouais, vous savez, chuis pas médecin, mais ça doit être que'que chose du genre. Pareil avec son bras, c'est pas croyable !
- Vous allez quand même pouvoir y faire quelque chose ?
- Ouais, y'a de la marge, le concepteur a laissé pas mal de longueurs de câble. Suffit de rajouter une ou deux pièces de métal là, là et là, affirma-t-il en designant un endroit situé près du genou.
- Bien... Quand pouvez-vous faire ça ?
- Bin dame, j'ai d'jà commencé ! Vaut mieux faire ça quand le gamin est dans le coltard, j'peux vous dire que sans ça, il le sentirait passer !
- Je vois...
- Et pour le bras ? Manque aussi 3 ou 4 centimètres !
- Ca ira... On verra ça plus tard.
- 'Z'êtes sûre hein ? Parce que j'vous fais une ristourne, si vous saviez comme ça me plaît de bidouiller ces machins !
- Certaine, répondit-elle calmement avec un sourire amical.

Sans discuter davantage, l'homme se pencha à nouveau sur son travail en haussant les épaules. Célénie retira la serviette fraiche posée sur le front d'Edward et posa le dos de sa main sur sa joue. Elle lui sourit de façon très tendre et maternelle.

- Ca va mieux, lui assura-t-elle. Ta température est bien descendue. Pour ton information, ça fait deux jours que tu dors, jeune homme.
- C'est vrai ? demanda Edward en tentant de se relever.

Un grognement parvint depuis le pied du lit.

- Bouge pas, petit, je bosse, là !
- Pardon...
- Comment tu te sens ? demanda-t-elle gentiment.
- Mieux... Merci.

Célénie essora le morceau de tissus dans une petite bassine remplie d'eau. Elle tendit ensuite un verre d'eau fraiche au jeune homme qui le saisit et le but d'un seul trait.

- Où est Alphonse ? s'enquit Edward.
- Il dort, il t'a veillé toute la nuit.
- Oh...

Edward était torse-nu, mais quelqu'un avait changé ses sous-vêtements. Il n'osa pas vraiment regarder Célénie lorsqu'il lui adressa la parole.

- Hum... Quelqu'un m'a habillé...?
- Ah, oui, ne t'en fais pas, ton frère s'en est chargé gentiment... Je n'étais pas là, si ça te rassure, lui dit-elle sur un ton de plaisanterie.

Edward détourna légèrement les yeux.

- Ca va ? lui demanda-t-elle, un peu inquiète.
- Oui, oui... C'est juste que...

Célénie sentait l'anxiété monter en elle, elle s'était attachée à Edward et à Alphonse, le ton que le jeune homme avait pris n'avait rien de rassurant.

- J'ai l'impression de te connaître.

Célénie haussa les sourcils, étonnée.

- De me connaître ? demanda-t-elle en se mordant discrètement la lèvre.

Elle tenta de chasser ses diverses pensées.

- C'est qu'une impression, sans doute, lui assura le garçon, mais j'ai vraiment l'impression de t'avoir connue il y a longtemps.

Une autre fille aurait pris ça comme une tentative maladroite de drague, mais Célénie ne le prit pas de cette façon. Elle savait que ce n'était pas ça. Elle soupira douloureusement.

- Peut-être, répondit-elle à la grande surprise d'Edward. Pourquoi pas, c'est possible.

Elle venait consciemment d'ouvrir une porte à Edward. Le ton qu'elle avait utilisé était assez ambigu, puisqu'il était assuré, et pourtant, il y avait un "peut-être" qui semait le doute dans l'esprit encore embrumé d'Edward.

- On en reparlera, lui assura-t-elle.

Edward entrouvrit les lèvres mais suspendit ses paroles, il était tiraillé entre deux choix, celui de tout savoir, et celui d'abandonner pour laisser la jeune femme tranquille. Mais Célénie posa un doigt sur ses lèvres, sans sourire cette fois-ci.

La voix de l'homme blond vint troubler le silence.

- C'est bon, dit-il. Le p'tit gars va pouvoir se remettre traquillement !
- Vous m'enverrez les honoraires, lui dit Célénie.
- Pas de problème, mam'zelle. Bon, et puis vous, dit-il à Edward, vous prenez soin de mon boulot, hein. C'est solide, mais ça reste du rafistolage, alors pas de folies, clair ?
- Entendu.

L'homme prit congé en saluant poliment la jeune femme et en serrant la main d'Edward. Quelques minutes plus tard, Célénie enfila son manteau.

- Tu t'en vas... ? lui demand Edward sur un ton à moitié implorant.
- J'ai des patients... Alphonse s'occupera bien de toi, ne t'en fais pas. On se voit plus tard.
- Dis... Tu t'en vas pas parce que...

Célénie lui lança un regard sans équivoque. Il semblait lui dire "tais-toi, tu es déjà allé assez loin comme ça". Edward stoppa ses mots et regarda Célénie partir. Il ressentit un mal-être particulier. Il regarda le roman qu'elle lui avait prêté avec une sorte de tristesse.
_______________
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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Jeu 10 Jan - 15:45

Ed' amoureux de Célénie, si j'ai bien compris ? lol!

Al' est un bon petit frère ^^ Je te jure Edward, tes prostèses t'en font voir de toutes les couleurs, et si en plus, tu es en peine d'amour lol!

Vous lisez vite.. Ouah... = Grande lectrice, même pour les longues suites ^^ J'accroche et je dévore rapidement ^_^

Continue ainsi
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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Jeu 10 Jan - 16:54

Hop... Pour toi, la suite...
_______________

Profitan de son éveil, il commença à réfléchir à sa lecture. Il se souvint soudain des recettes de cuisine de Marcoh qui dissimulaient en réalité le moyen de créer la Pierre Philosophale. Il se souvint de ses propres carnets de voyage qu'il écrivait d'une manière relativement codée pour n'être lisible que par lui et par son frère qui savait ce que pouvait signifier tel ou tel détail. Le roman de Flamel ne serait-il qu'un code, lui aussi ? Un carnet de voyage, comme celui d'Edward ? Le jeune homme se souvint que le protagoniste avait, lui aussi, basculé dans le monde dans lequel il se trouvait actuellement, avec Alphonse. Flamel était probablement mort ici, et son "roman" avait dû être publié à titre posthume, incompris par les habitants de ce monde qui ne prenaient l'oeuvre que pour un récit de science-fiction.

Edward décida d'analyser l'oeuvre comme il se devait, il se souvint d'abord des points importants. Il s'attarda principalement sur la Pierre Philosophale, que Flamel semblait considérer comme une personne à part entière. Le pronom "il" revenait souvent, et la Pierre était souvent confondue avec un homme, il lui avait même donné un nom, semblait-il. Flamel avait donc dissimulé la Pierre sous les traits d'un être humain. Mais pourquoi un humain ? Pourquoi un homme et non un chat ou même une plante. L'idée amusa un peu Edward qui réinventa l'histoire en la faisant tourner autour d'une plante verte. Il arrêta son jeu lorsqu'il décida que ça ne le mènerait à rien.

La Pierre jouait un rôle particulier dans la vie de l'achimiste, coincé dans ce monde, elle l'empêchait de devenir fou et semblait même le rassurer. A priori, il avait été envoyé dans ce monde en l'emportant avec lui. Puis elle avait disparu par la suite. Si les déductions d'Edward étaient bonnes, et que ce "roman" était bien un carnet de voyage, une Pierre Philosophale devait se trouver dans ce monde. Ca leur laissait une mince chance de s'en sortir et de retourner chez eux. Il n'avait pas encore perdu tout espoir de retrouver sa jambe et son bras, mais il ferait en sorte d'apprendre à se servir de la Pierre, cette fois. Il savait désormais à quelle point elle pouvait être dangereuse.

Il comptait en parler à Alphonse, il était assez excité, malgré son mal de tête. Il n'avait pas oublié le regard que Célénie lui avait lancé quelques minutes plus tôt, mais sa théorie avait balayé tout le reste. Si une Pierre se trouvait dans ce monde, il pouvait espérer de revoir un jour ses amis et sa famille. Il na savait pas vraiment comment il pourrait le faire, étant donné qu'il avait détruit la seule issue de ce monde, mais il trouverait une solution, il en était persuadé.

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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Jeu 10 Jan - 18:25

Whaou, whaou, le titre s'explique soudainement !

Ed' va se remettre dans une longue quête, je le sens ! Va si Edward, va si à fond ^^

Ah, vivement la suite ! La qualité du texte est tellement bonne que j'en demande encore encore et encore
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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Jeu 10 Jan - 18:38

Moui moui... En tout cas, je suis contente que mon style te plaise =)

Bon, la suite ! (Vas-tu être déçue, du coup... ?)
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Alhponse ouvrit silencieusement la porte de la chambre de son grand frère. S'attendant à le voir endormi, il avait la mine triste. Mais lorsqu'il apperçut Edward allongé sur le ventre, absorbé dans sa lecture, le visage du jeune frère s'éclaira instantanément d'un sourire soulagé.

- Ed ! Tu vas mieux ?

Edward sursauta, il était tellement absorbé par sa lecture qu'il n'avait pas remarqué Alphonse.

- Rha ! Tu vois pas que je lis ?
- Oh, désolé ! C'est quoi ?
- Le roman de Flamel.
- Ah... Ca va ?
- Oui.

Alphonse jeta un oeil à la jambe gauche d'Edward.

- T'as été rafistolé ?
- Ouais, le type a dit que je devais faire gaffe. Ca me rappelle Winry, tiens...
- Ca va encore nous coûter une fortune, se plaignit Alphonse.

Edward leva le nez et sembla dans les nuages pendant un instant.

- Célénie... murmura-t-il.
- Quoi ?
- C'est Célénie qui a proposé au mécano de payer la note.
- Attends, on peut pas la laisser payer !

Edward haussa les épaules et retourna, nonchalament, à sa lecture. Alphonse lui jeta un regard noir.

- Ca t'embête pas plus que ça ?
- Bof, pas mon problème...
- Comment ça, pas ton problème ? C'est ta jambe non ? C'est pas à Célénie de payer l'intervention ! C'était même pas de la chirurgie !
- Elle m'a pas demandé remboursement, je m'en fiche un peu...

Alphonse réfléchit quelques secondes.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda-t-il sur un ton de reproche.
- Rien, répondit tranquillement son frère.
- Ouais, tu parles... Tu ne l'aimes pas, du coup, ça t'arrange bien...
- Qu'est-ce qui te dit que je ne l'aime pas ? demanda Edward d'un ton détaché. Et puis, je te dis qu'il ne s'est rien passé.

Bien qu'il savait pertinemment que quelque chose ne tournait pas rond, Alphonse se résigna à ne rien demander. Il abandonna donc la partie sans plus insister. Son seul signe de mécontentement fut de quitter la pièce sans plus de cérémonie. Edward jeta un oeil à la porte lorsqu'Alphonse l'eut refermée, puis il haussa à nouveau les épaules.
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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Jeu 10 Jan - 18:49

Rha la la, les deux frérots lol! Bon, la suite, je ne peux plus attendre avec ce suspens, moi

Ah sacré Célénie, que ferait t'elle pour Edward lol!
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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Jeu 10 Jan - 18:57

Vous savez quoi.. J'ai une meilleure idée... Ceux qui s'intéressent à mon texte, vous me le dites, vous m'envoyez votre adresse mail en MP, si vous voulez, et je vous envoie le texte entier..

Comme vous voulez !
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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Jeu 10 Jan - 21:01

Je préfére quand même le lire ici ^^

J'ai pas le droit de donner mon adresse e-mail à tout va
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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Jeu 10 Jan - 21:32

Oki, la suite alors...
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Edward s'était totalement remis de sa grippe. Un matin, il décida d'aller à la bibliothèque pour se renseigner sur Flamel et sur l'alchimie en général, il comptait savoir si d'autres alchimistes avaient échoué dans ce monde.

Arrivé dans le bâtiment, il demanda à voir tous les ouvrages concernant l'alchimie et Flamel, il ne s'en trouva que six sur le sujet. Edward, la mine déçue, se plongea alors dans sa lecture. Il ne termina sa recherche que tard dans l'après-midi. Parmi les ouvrages, il ne trouva que le roman de Flamel, un document poussièreux sur la prétendue existence de l'alchimie et quatre autres romans de pure fiction sur la magie en général, basés sur le roman de l'alchimiste.

Ankylosé, Edward s'étira longuement. Il avait les yeux fatigués à force d'avoir lu pendant autant de temps. Il regrettait de n'avoir rien trouvé d'intéressant. Il ramena les ouvrages qu'il avait empruntés à la femme préposée au rangement. Elle ressemblait tellement à Scieszka qu'Edward faillit être familier avec elle. Il se ravisa en se rappelant qu'il ne s'agissait pas de la jeune femme qui l'avait connu et aidé quelques années auparavant. Elle jeta un oeil aux ouvrage en l'espace de quelques instants et ravisa Edward alors qu'il lui tournait le dos.

- Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ? lui demanda-t-elle.
- Mmh... Non, pas vraiment, répondit Edward en tirant sur ses bras.
- Vous pourriez trouver plus de livres sur le sujet à la bibliothèque nationale, lui dit-elle gentiment. La capitale n'est qu'à 3h de train.

Les yeux d'Edward s'éclairèrent soudainement. Il sourit à la jeune femme qui rouit sous ses lunettes. Il la remercia chaleureusement et décida de passer chercher son billet de train à la gare.

* *

Edward rentra en début de soirée, fatigué par son trajet pour aller à la gare. Il ne se souvenait pas que celle-ci fut si loin de chez lui.

A cette heure-ci, d'habitude, Alphonse était déjà en train de cuisiner pour le dîner. Ce soir-là, pourtant, la porte d'entrée était fermée, et la cuisine vide, ainsi que le reste de la maison. Il fit deux fois le tour de toutes les pièces, mais il ne trouva pas Alphonse.

Il ressortit et frappa à la porte de Célénie. Des bruits de pas légers lui indiquèrent que la jeune femme était là. La porte s'ouvrit. Il se retrouva face à elle pour la première fois depuis plus de deux semaines.

Le sourire qu'elle arborait habituellement avait disparu. Edward le prit comme un signe de colère, mais quelque chose lui indiqua qu'il ne devait pas s'agir de ça.

- Tu cherches ton frère, je suppose, lui dit-elle d'un ton doux.
- Il est chez toi ?
- Il est venu me rendre visite. Je suis contente de te revoir, Edward.

Ils avaient beau être voisins, Edward eut l'impression, en entendant sa phrase, qu'il avait habité à des kilomètres de la jeune femme. Il la suivit dans le couloir sombre jusqu'à la salle à manger.

- Je... Je ne veux pas t'embêter.

Edward se sentait coupable, il ne savait pas vraiment pourquoi. Il sentait la fatigue dans les gestes de Célénie.

- Ca va ? demanda-t-il.

Célénie ne répondit pas. Ils retrouvèrent Alphonse qui ne s'attendait pas à voir son frère chez la jeune femme.

- Tiens, Ed, s'étonna-t-il. Tu me cherchais ?
- Je me demandais juste où tu était passé.

L'ambiance était tendue. Célénie resta debout. Edward décida qu'il était temps de prendre congé, Alphonse le suivit.
_______________
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Edward017
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MessageSujet: Re: La pierre égarée.   Ven 11 Jan - 17:26

ouais moi chuis d'accord pour que tu m'envoie ton texte ^^
je le trouve vraiment bien et je ne peux pas attendre la suite lorsqu'on me la propose u__u
alors si tu es toujours d'accord, je t'ai envoyé un mail et tu peux me repondre avec ton texte ^^
continue comme ca celenie, je suis avec toi ! XD

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